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L'Aquaculture et l'Agriculture;
une perspective comparable
Si on compare le développement de la culture terrestre animale extensive et intensive avec celui de l’aquaculture, il est à première vue illogique d’élever des poissons carnivores comme le saumon. On ne garde pas les animaux carnivores, tels que les chiens, pour leur production de viande mais pour aider le chasseur et protéger le troupeau. Au cours de l’histoire, l’homme a toujours cultivé des plantes et élevé des mangeurs de plantes (herbivores) pour se nourrir.
Les cultures terrestres, extensives et intensives, se sont développées à tel point qu’elles exercent un impact énorme, voire dominant, sur l’environnement tout entier. Le bétail et d’autres stocks vivants de ruminants, comme les moutons et les chèvres, broutent 50% des champs de la planète. Les ruminants, avec les porcs et la volaille, mangent aussi de la nourriture et du fourrage représentant 25% des récoltes de la terre (Durning and Brough, 1991). Aujourd'hui, la grande majorité des plantes et animaux terrestres consommés sont cultivés et/ou élevés. Très peu de nourriture terrestre provient, encore, de la chasse ou de la cueillette. L’équilibre normal de la nature qui précède le début de l’agriculture n’a pourtant pas été affecté par le processus.
L’opposé est vrai pour l’environnement marin. Environ 90% des prises totales mondiales de poissons et coquillages sont pêchés de manière traditionnelle et moins de 10% viennent de l’élevage. Cependant, pour un certain nombre de raisons, les stocks de pêche « sauvage » sont menacés. C’est pourquoi l’aquaculture est vue comme un moyen pour les maintenir, grâce au repeuplement ou à l’ensemencement. On prévoit que les prises de poissons sauvages vont sans cesse être augmentées par des productions d’élevage. Ce qui signifie que le poisson utilisé dans la plupart des plats européens proviendra de stocks durables de poissons industriels, qui étaient auparavant pris dans l’Atlantique Nord. Pour le moment, l’élevage de poissons dépasse, seulement, la prise sauvage en eau douce et, à un degré inférieur, en eau saumâtre. La longue tradition de l’élevage en eau douce était basée, à l’origine, sur les espèces non carnivores. Le secteur continuant à s’étendre, la production a doublé au cours des 10 dernières années ; Atteignant globalement 12 millions de tonnes par an, soit deux fois la prise sauvage en eau douce, prise restée stable (environ 6 millions de tonnes par an) depuis des années et à la limite de ses possibilités.
Les sources d’éléments nutritifs et d’énergie utilisées pour produire différentes espèces aquacoles sont variées, tout comme le sont les possibilités de leur usage alternatif. Le tableau ci-dessous compare l’efficacité de la production de la carpe commune, du poisson chat, de la crevette marine, de la truite arc-en-ciel, du saumon atlantique et du bar. Cela vaut la peine de noter que, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, la production est la plus efficace dans les systèmes d’élevage les plus intensifs (utilisés pour la truite arc-en-ciel et le saumon atlantique) alors qu’elle l’est moins dans les systèmes de production semi-intensive ou extensive (utilisés pour la crevette marine ou la carpe commune).
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Fish Species
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Description de la nourriture
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TdC
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Références
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Carpe commune
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Commercial
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1.3-1.4
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Watanabe (1991)
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Poisson chat
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Commercial
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1.6
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Akiyama (1991)
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Crevette marine
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“Nourriture en granulés”
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2.0
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Briggs & Funge-Smith (1994)
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Truite Arc-en-ciel
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Commercial
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1.0
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Alsted (1991)
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Saumon atlantique
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Commercial
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1.0
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Johnsen et al. (1993)
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Bar
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Commercial
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1.2
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FEAP (1999)
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TdC= Taux de Conversion pour l'alimentation, la quantité (poids) de nourriture requise pour la quantité de (wet) prise de poids
Heureusement, les techniques d'élevage développées, (d'abord dans les pays riches) pour augmenter l'efficacité de la production des espèces de grande valeur, conviennent également pour l'élevage des espèces de moindre valeur. Par exemple, dans le cas des programmes d'alimentation (qui sont très coûteux), chaque progrès profite à tous. Autre exemple, dans l'élevage du saumon, les améliorations provenant du croisement sélectif s'avèrent, également, bénéfiques en matière de croissance (plus rapide) et de résistance aux maladies (plus grande). Les sociétés ne pouvant supporter les coûts de telles recherches peuvent néanmoins bénéficier de l'application du transfert des technologies. De ce fait, cela leur permet aussi de réaliser des progrès dans les méthodes d'élevage traditionnelles, moins coûteuses.
L'Aquaculture et l'Agriculture, efficacités relatives
Il est très intéressant de comparer l’efficacité entre l’agriculture et l’aquaculture en matière de production d'aliment. La quantité de protéine diététique et d’énergie contenue dans le saumon d’élevage vaut, approximativement, deux fois celle contenue dans les poulets et les porcs. ces derniers sont, pourtant, les convertisseurs terrestres les plus efficaces. De plus, le niveau de l’impact du gaspillage est, ainsi, plus bas.
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Saumon
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Poulets
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Porcs
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Energie
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27
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12
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16
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Protéine
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30
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18
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13
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L’environnement quasiment inchangé de la culture piscicole traditionnelle extensive apparaît comme étant écologiquement bénin. Mais cette situation est-elle vraiment meilleure que l’aquaculture intensive, quand on tient compte de l’utilisation des ressources alimentaires?
basé sur “L'Aquaculture intensive peut-elle être amie de la Nature?”
par AKVAFORSK et Biomar AS
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